Un Tiers-Lieu sans sa rue, c’est comme un piano sans notes…
Un Tiers-Lieu, ça ne tient pas tout seul. Il se façonne au gré des allées et venues, s’imprègne des bruissements de la ville, s’anime des regards échangés et des histoires qui se racontent au détour d’un pas de porte. Il ne vit pas en vase clos, il respire avec sa rue, comme une partition vivante où chaque commerce, chaque artisan, chaque passant compose une mélodie unique.
Une rue qui donne le ton
Le 97est un fragment de cette fresque urbaine, une excroissance de la vie qui palpite sur les trottoirs. Sans la quincaillerie, les chaises bancales resteraient bancales, privées de vis salvatrices. Sans la brocante, et chez Tata Céline, plus de trésors en quête d’une seconde vie, d’une main qui les adopte pour leur offrir une nouvelle histoire. Sans les barbiers, la rue perdrait ces éclats de rire francs, ces conversations en suspens entre un coup de tondeuse et une rasade de lotion parfumée.
Sans le vendeur de pianos, le trottoir cesserait de résonner de mélodies impromptues, ces notes volées aux passants rêveurs qui, le temps d’un instant, font danser les pavés. Sans l’épicerie, il manquerait cette chaleur simple du local, ces dialogues tissés autour d’une tomate juteuse ou d’un fromage affiné avec amour. Sans les bistrots, plus de cafés partagés à la volée, de débats passionnés qui enflamment les comptoirs et s’étirent jusqu’à l’aube.
Sans les friperies, fini ces vêtements qui voyagent à travers le temps, porteurs d’histoires secrètes. Sans le boulanger, plus d’odeur de pain chaud qui s’infiltre entre les portes et ralentit les passants, les invitant à savourer l’instant. Et sans le bazar de Fanny ? Il manquerait un repaire, un refuge pour les âmes en quête d’un clou, d’un pot de colle ou d’une graine à planter. Mais surtout, il manquerait ces petits riens qui tissent les jours, ces rencontres inattendues qui réchauffent le cœur et laissent une trace dans l’ordinaire.
Et puis, il y a ce regard, ce bleu intense qui évoque le ciel ou la mer dans leur version la plus douce, une teinte qui semble dire : "Bienvenue, entrez, prenez place."
Un écosystème vivant
Le 97 existe parce que la rue existe. Parce qu’elle est un écosystème vibrant où chacun apporte sa touche, un tableau en perpétuelle évolution. Un Tiers-Lieu sans son quartier, c’est une scène sans décor, une maison sans voisins, un café sans âmes attablées.
Alors, on pousse la porte, on lève le nez, on s’arrête un instant pour écouter la ville vivre… et on se dit qu’on a de la chance d’être là. 💛✨
Pour découvrir les commerces et artisans qui façonnent cette rue, une carte interactive est disponible ici. Elle est évolutive, alors si vous êtes commerçant et que vous souhaitez y figurer, n’hésitez pas à nous contacter. Le mieux ? Passez boire un café au 97, on en discutera !
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Christine Jeudy | Psychanalyste | Besançon