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Un castor au crochet pour cultiver l’eau et la joie

Un appel à crocheter, pour parler d’eau, de sols et d’hydrologie régénérative

Cet hiver, des inondations ont tout emporté. Cet été, la terre s’est fendillée sous la sécheresse, et les feux ont dévoré des forêts entières. Trois catastrophes en apparence distinctes, mais qui viennent d’un même déséquilibre : l’eau ne circule plus comme elle le devrait. Quand il pleut trop, elle ruisselle au lieu de s’infiltrer. Quand il ne pleut pas, elle s’évapore ou s’épuise, et laisse les sols et les végétaux assoiffés.

Cultiver l’eau, ça s’apprend

Depuis six ans, j’ai remis les mains dans la terre. Et dans ce parcours, j’ai eu la chance de croiser Samuel Bonvoisin, quand il est venu au 97 pour sa conférence « Et si nous pouvions cultiver l’eau ? ». On peut, justement.

Cultiver l’eau, c’est la ralentir, l’infiltrer, la stocker dans les sols.

— Christine Dornier

C’est exactement ce qu’on a tenté, avec quelques complices, à notre échelle de quartier, au jardin du Ravelin : cultiver l’eau douce, là où l’on est. C’est déjà un début.

Alors je te propose de crocheter un castor

Tous les modèles sont les bienvenus, et un patron est proposé ici.

Pourquoi lui ? Parce qu’il incarne, à sa mesure, ce que fait l’hydrologie régénérative.

  • 🪵 Il ralentit l’eau — ses barrages freinent le courant, et le ruissellement cesse d’emporter la terre.
  • 💧 Il l’infiltre — l’eau retenue descend dans le sol au lieu de filer, et réhydrate la nappe.
  • 🏞️ Il la stocke — ses étangs gardent une réserve disponible quand la pluie ne vient plus.
  • 🌿 Il diversifie — la végétation revient autour de lui, et avec elle des écosystèmes entiers où l’eau circule enfin comme elle devrait.

Pour compléter cet appel à fabriquer des castors au crochet, je te laisse écouter Samuel : finalement, c’est peut-être lui qui en parle le mieux.

« Castor au crochet, pour une hydrologie régénérative » — voir sur YouTube

Où iront ces castors

Ces castors seront pour les 130 participants des 3es Rencontres nationales PuHR. Comme les pratiques qu’on y partage, ils repartiront tous sur le terrain avec leur castor au crochet, pour continuer à bosser ensemble.

Et chaque crocheteur, chaque crocheteuse que je croiserai me permettra, au-delà du crochet, de parler du fond de cette discipline.

Les castors sont à déposer ou à envoyer au Tiers-lieu « le 97 », ou à me remettre en main propre quand on se croise.

Alors, tu te lances ? Un castor, pour l’eau, pour le sol, et pour toutes les discussions joyeuses qui viendront avec.

Télechargez le patron du castor ->

🧶 Le patron du castor 📍 Déposer au Tiers-lieu « le 97 »